dimanche 21 décembre 2008

De la branlette intellectuelle.






Étant de mauvaise humeur depuis ce matin pour une raison qui m'est inconnue, je suis devenu encore plus irritable, c'était donc possible, depuis que je vis ce triste spectacle de la branlette intellectuelle en cercle. Comme Mr le Chien le décrivait sur son blog, la branlette en cercle consistait à l'armée en un cercle de bleubites (mouahaha mais c'est qu'en plus on fait des jeux de mots sur ce blog) qui se donnaient mutuellement du plaisir, chacun s'occupant du plaisir de son voisin.

Ici les caresses se font verbalement, effleurant du doigt les touches du clavier, prenant mille précautions pour ne pas briser l'objet de leurs désirs. Une sueur froide leur vient quand ils trouvent des personnes prêtent elles aussi à jeter leurs immondices verbaux à la tête du monde, à la tête du peuple surtout, le bas peuple, ce con de peuple, forcément moins intelligent car moins lettré. S'excitant l'occiput, leurs synapses s'offrent une étreinte torride en tentant d'appliquer les positions de l'esprit lues dans un livre de Voltaire.

Fantasmant certainement sur le retour de Pierre Desproges, figure messianique de l'intellectualiste frustré, leur plus noir désir est qu'un jour en France ils puissent reprendre un jeune wesh sur son vocabulaire sans forcément se manger une latte en retour. Car la force physique n'étant pas un atout dans un débat construit et argumenté, ils préfèrent encore faire profil bas dans la rue quand ils entendent ces fautes de langage qui leur écorchent tant les oreilles.

Alors quand ils trouvent l'un des leurs, errant au hasard de ses erreurs, il ne faut pas se leurrer quand à leurs intentions : se donner du plaisir. Ainsi se confortant eux-mêmes dans leurs positions carrées grâce à l'opinion de ceux qu'ils considèrent comme leurs égaux, ils peuvent conserver ce cocon qui tire vers l'autisme : Les gens sont cons, nous sommes les élites incomprises.



Alors à ces gens, une phrase me vient, une petite citation de Marcel & Son Orchestre :

"Est-ce que tu vas fermer ta gueule ?"



C'est sûr, c'est pas du Desproges.

lundi 8 décembre 2008

Ah tiens j'avais oublié de mettre le titre, du coup maintenant c'est fait.

Ayant habituellement autant d'estime pour la publicité que pour un militant UMP clamant que la jeunesse leur appartient, quelle ne fut pas ma surprise quand je me mis à rire à cause d'une pub radio.

Mais quelle radio les enfants, quelle radio ! Classique 21, LA radio qui mérite d'être écoutée par tout amateur de musique. Amis parisiens (oxymore ?) ou de la province au sud (à partir d'Amiens donc.) ne cherchez pas à écouter cette radio sur votre poste, vous ne la capterez pas. Pourquoi ? Parce qu'il est évident qu'une radio de qualité ne peut être française, elle est belge.

Ais-je déjà dit que j'adorais les belges ? Les seuls avec suffisamment de bon goût pour jeter des canettes à la gueule des BBbrunes, tellement conscients d'avoir un accent plus pourri que le nôtre (par "nôtre" j'entends le Nord, c'est pas parce que je hais cette région de tout mon être que je ne me considère pas comme nordiste) qu'ils nous laissent le brevet des french fries, sans trop gueuler.

Classique 21 est donc la seule radio que j'écoute (bon j'avoue, j'écoute Europe 1 de temps en temps, mais seulement dans la voiture) et notamment l'émission Making-of de Marc Ysaye qui nous propose de vivre les coulisses des albums les plus cultes de l'histoire du rock'n roll par des anecdotes croustillantes et des interview de techniciens ou de musiciens secondaires présents pendant l'enregistrement.

Et donc sur cette radio ainsi que sur Pure FM, autre radio belge sympa mais beaucoup moins intéressante que l'Autre (oui je mets une majuscule parce qu'en anglais j'aurais dit "the One"), j'ai entendu non pas une, non pas deux, mais des tas de pubs drôles. Bien loin des habituels :

"-Chéri je t'invite chez McGerbal
-Mais mon petit minou adoré et ton patron ?
-Mon patron je m'en moque je t'emmène McGerbal (ndrdcb : sale gauchiste !)"

Dialogues puérils propres à la France qui concurrencent celles vantant les vertus curatives de je ne sais quel yaourt/chewing-gum/crème...
Les publicités radiophoniques belges elles, sont cyniques, politiquement incorrectes et drôles, ainsi une pub pour une banque est faite à partir d'un discours de Fidel Castro, les pubs pour des sites d'offre d'emploi mettent en scène une bègue cherchant un directeur de communication... Bref moi ça m'fait marrer, j'aime les belges !



Et pendant ce temps, des choses terribles se préparent (tiens ça me rappelle quelque chose), comme un article en anglais par exemple. Ouais j'élargis mon public.